Simulateur de succession gratuit : qui hérite de quoi

Simulateur de succession

Qui hériterait de vous, si rien n'était écrit ?

Trois questions, deux minutes. Vous voyez la répartition que la loi appliquerait aujourd'hui à votre patrimoine, euro par euro.

  • Gratuit
  • Sans créer de compte
  • 2 minutes
  • Rien n'est conservé

Simulation indicative fondée sur les règles de dévolution légale du Code civil. Elle ne remplace pas la consultation d'un notaire.

Les 3 questions

  1. Votre situation

    Statut, régime, enfants, proches.

  2. Votre patrimoine

    Une estimation suffit, à l'euro près c'est inutile.

  3. Votre répartition

    Qui reçoit quoi, et ce que vous pouvez changer.

Comment fonctionne ce simulateur de succession

La simulation prend environ deux minutes. Vous indiquez votre statut (marié, pacsé, en concubinage ou seul), votre régime matrimonial le cas échéant, le nombre d'enfants et leur filiation, puis la valeur estimée de votre patrimoine. Le simulateur applique les règles de dévolution légale du Code civil et affiche la part qui reviendrait à chaque héritier. Le résultat est indicatif : il ne remplace pas l'analyse d'un notaire, qui seul peut intégrer les donations antérieures, l'assurance-vie et les cas particuliers.

Ce que l'outil vous montre

Pour chaque proche, le simulateur indique la part d'héritage, sa forme (pleine propriété ou usufruit) et le montant correspondant à votre patrimoine. Il met aussi en lumière les angles morts de la loi : un partenaire de PACS ou un concubin qui n'hérite de rien sans testament, une famille recomposée où le conjoint perd l'option de l'usufruit. Ce sont précisément les situations où il faut agir de son vivant.

Le résultat se lit en quatre temps. Une barre de décomposition sépare d'abord ce que votre conjoint reprend au titre du régime matrimonial, ce que l'assurance-vie transmet hors succession, et ce qui reste réellement à partager. Un graphique répartit ensuite cette masse entre les héritiers, avec le montant et la nature de chaque part. Une troisième barre sépare la réserve héréditaire, que la loi verrouille, de la quotité disponible, dont vous disposez librement. Trois leviers adaptés à votre situation ferment la marche.

Six exemples de résultats du simulateur

Voici ce que l'outil calcule pour six configurations fréquentes. Les montants sont les sorties exactes du simulateur.

Situation déclaréePatrimoineCe que calcule le simulateur
Marié, communauté légale, 2 enfants communs, conjoint de 61 à 70 ans300 000 € communsLe conjoint reprend 150 000 € au titre du régime. Sur les 150 000 € restants, il choisit entre l'usufruit de la totalité, valorisé 60 000 €, les enfants recevant chacun 45 000 € en nue-propriété ; ou le quart en pleine propriété, soit 37 500 €, les enfants recevant alors 56 250 € chacun.
Marié, communauté légale, 2 enfants dont un d'une première union300 000 € communsLe conjoint reprend 150 000 €, puis reçoit 37 500 € en pleine propriété. Chaque enfant reçoit 56 250 €. L'option de l'usufruit sur la totalité disparaît dès qu'un enfant n'est pas commun.
Pacsé, 1 enfant200 000 € propresLe partenaire de PACS reçoit 0 €. L'enfant reçoit la totalité, soit 200 000 €. La quotité disponible est de 100 000 € : c'est ce qu'un testament permettrait de transmettre au partenaire.
En concubinage, sans enfant, deux parents vivants250 000 €Le concubin reçoit 0 €. Chaque parent reçoit 125 000 €. Aucune réserve héréditaire ne s'applique : la totalité, soit 250 000 €, peut être léguée par testament.
Marié en séparation de biens, sans enfant, deux parents vivants300 000 € propresAucune reprise de régime : tout le patrimoine entre dans la succession. Le conjoint reçoit 150 000 €, chaque parent 75 000 €. La réserve du conjoint est de 75 000 €.
Seul, sans enfant ni parents, trois frères et sœurs180 000 €Chaque frère ou sœur reçoit 60 000 €. Sans réserve héréditaire, la totalité reste librement disponible par testament.

Ces six configurations sont les plus courantes. Le simulateur en couvre bien d'autres : jusqu'à dix enfants, quinze frères et sœurs, cinq régimes matrimoniaux et cinq tranches d'âge pour le conjoint. Sur le cas du parent survivant, le détail du partage est déroulé dans l'article père décédé, mère vivante, et les arbitrages du conjoint sont expliqués dans le guide du conjoint survivant.

Ce que le simulateur calcule, et dans quel ordre

Le moteur procède en quatre étapes. Il liquide d'abord le régime matrimonial : en communauté légale, votre conjoint reprend la moitié des biens communs avant tout partage, et cette moitié ne fait pas partie de la succession. C'est ce qui explique l'écart, souvent important, entre le patrimoine que vous déclarez et ce qui se transmet réellement. Il sort ensuite l'assurance-vie de la masse, puisqu'elle revient au bénéficiaire désigné. Il applique alors l'ordre légal des héritiers à la masse restante. Il valorise enfin l'usufruit du conjoint selon son âge, d'après le barème de l'article 669 du Code général des impôts : 60 % avant 51 ans, 50 % de 51 à 60 ans, 40 % de 61 à 70 ans, 30 % de 71 à 80 ans, 20 % au-delà. Le mécanisme du démembrement est détaillé dans le guide de l'usufruit et de la nue-propriété.

Ce que le simulateur ne calcule pas

L'outil répartit des parts, il ne chiffre pas la fiscalité : les droits de succession à payer après abattements sont détaillés dans notre guide du barème 2026. Il ignore aussi les donations déjà consenties et leur rapport à la succession, les testaments et donations entre époux déjà signés, les primes d'assurance-vie manifestement exagérées qui peuvent être réintégrées, les biens situés à l'étranger, et le calcul exact de la créance de participation sous le régime de la participation aux acquêts. Sur chacun de ces points, seul un notaire peut trancher au vu des actes.

Vos données ne quittent pas votre navigateur

Le calcul est entièrement réalisé sur votre appareil. Aucune des informations que vous saisissez, ni votre situation familiale ni les montants, n'est envoyée à un serveur, enregistrée ou associée à votre identité. Fermer la page efface tout. L'adresse e-mail est facultative : elle sert uniquement à vous envoyer votre simulation si vous le demandez, et le résultat s'affiche de toute façon à l'écran. Il n'y a ni compte à créer, ni paiement, ni période d'essai.

Et après la simulation ?

Si le résultat ne correspond pas à vos volontés, la loi laisse une marge de liberté : la quotité disponible. Pour comprendre en détail la mécanique des ordres d'héritiers, de la réserve héréditaire et de la représentation, consultez le guide de la dévolution successorale. Pour reprendre la main concrètement, le guide pour organiser sa succession de son vivant détaille les démarches, étape par étape.

Si vous êtes en train de régler une succession plutôt que de préparer la vôtre, le générateur de lettres de résiliation après un décès rédige les courriers à envoyer aux organismes.

Questions fréquentes sur le simulateur

Oui, le simulateur est entièrement gratuit et sans inscription. Vous renseignez votre situation, vous obtenez le résultat immédiatement.

Le simulateur applique les règles de dévolution légale du Code civil français : l'ordre des héritiers (descendants, puis ascendants et collatéraux), les droits du conjoint survivant, et la répartition par souche en cas de représentation. Il part de la situation familiale que vous déclarez pour répartir le patrimoine.

Non. Le résultat est indicatif et pédagogique. Il donne une vision claire de la dévolution légale, mais ne remplace pas l'analyse d'un notaire, qui seul peut tenir compte des donations passées, de l'assurance-vie, du régime matrimonial précis et des cas particuliers.

Oui. Le simulateur couvre les quatre situations : marié, pacsé, concubin et personne seule. Il montre notamment que, sans testament, un partenaire de PACS ou un concubin n'hérite de rien — ce qui surprend beaucoup de couples.

Non. La simulation se fait dans votre navigateur et les informations saisies ne sont pas conservées une fois la page fermée. Vous pouvez utiliser le simulateur en toute confidentialité.

Oui, et c'est même la première étape du calcul. Avant tout partage, le simulateur liquide le régime : en communauté légale, votre conjoint reprend d'abord la moitié des biens communs, qui ne fait donc pas partie de la succession. Les cinq régimes sont couverts : communauté légale, séparation de biens, participation aux acquêts, et communauté universelle avec ou sans clause d'attribution intégrale. C'est ce qui explique l'écart, souvent important, entre le patrimoine que vous déclarez et la masse réellement transmise.

Il la sort de la succession et l'affiche à part, dans la décomposition du patrimoine. C'est le principe : les capitaux d'assurance-vie reviennent aux bénéficiaires désignés dans la clause, en dehors des règles de dévolution légale. Le simulateur ne se prononce pas sur les cas où des primes manifestement exagérées peuvent être réintégrées à la succession : c'est une appréciation au cas par cas, qui relève du notaire ou du juge.

Non. Il calcule la répartition des parts, pas la fiscalité. Il vous dit combien reçoit chaque héritier ; il ne dit pas ce que chacun devra à l'administration après abattements. L'abattement de 100 000 € par enfant, l'exonération totale du conjoint et du partenaire de PACS et le barème progressif sont détaillés dans nos guides consacrés aux droits de succession.

Oui. Saisissez la situation de la personne décédée plutôt que la vôtre : statut, régime matrimonial, nombre d'enfants, patrimoine estimé. Vous obtiendrez la répartition légale qui s'applique à sa succession. C'est un bon moyen de préparer un rendez-vous chez le notaire ou de vérifier l'ordre de grandeur d'un partage annoncé. Le résultat reste indicatif : seul le notaire intègre les donations antérieures et les actes signés du vivant.

Simulation indicative fondée sur les règles de dévolution légale du Code civil. Elle ne constitue pas un conseil juridique et ne remplace pas la consultation d'un notaire.