Succession : l'abattement est-il vraiment de 150 000 € ?
3/10/2026
3/10/2026
150 000 € d'abattement sur une succession. C'est un chiffre qu'on entend dans les familles, chez le notaire, parfois même dans la bouche d'un conseiller bancaire un peu pressé. Le problème, c'est que ce montant n'existe plus depuis 2012.
L'abattement en ligne directe, de parent à enfant, est de 100 000 €. Pas un euro de plus. Et la différence entre 100 000 et 150 000 €, elle ne reste pas abstraite bien longtemps quand on possède un appartement en ville ou un peu d'épargne. Ça se chiffre en milliers d'euros de droits à régler. Des milliers d'euros que beaucoup de familles ne voyaient tout simplement pas venir.
Ce guide fait le point. Les vrais abattements en 2026, un calcul concret euro par euro sur un héritage de 150 000 €, et les leviers légaux (il y en a, et certains restent étonnamment méconnus) pour dépasser ce plafond de 100 000 €.
Répondez en 4 questions pour estimer l'impact fiscal sur votre succession selon votre situation familiale.
Le principe est simple. Votre père décède, vous héritez : les 100 000 premiers euros passent sous le radar du fisc. Pas de droits dessus. C'est au-delà que la note commence.
Et le mot qui change tout, c'est « par parent et par enfant ». Quand votre père décède, vous avez 100 000 € d'abattement. Quand votre mère décède ensuite, rebelote : 100 000 € de plus. Deux enfants ? Chacun profite de l'abattement sur chaque succession. Un couple avec trois enfants peut donc transmettre 600 000 € au total sans qu'un seul euro de droits ne soit dû. Faites le calcul : 100 000 × 2 parents × 3 enfants.
Pour pas mal de familles, ça suffit largement. Mais si vous possédez un bien immobilier en zone tendue (et en Île-de-France, un 60 m² dépasse allègrement les 300 000 €), l'abattement ne couvre qu'un morceau. Le reste passe au barème. On y revient plus bas.
C'est ce texte qui fixe l'abattement à 100 000 €. Il n'a pas bougé depuis 2012. Avec l'inflation cumulée (environ 20 %), on devrait être autour de 120 000 € si le montant avait été revalorisé. Mais non. Bienvenue dans la fiscalité française, où les seuils restent figés pendant que les prix grimpent.
C'est le point qui prend beaucoup de monde au dépourvu.
Vous avez reçu 60 000 € de votre père il y a huit ans, par donation ? Le jour de sa succession, le fisc ne vous accordera pas 100 000 € d'abattement. Il va déduire les 60 000 € déjà consommés. Reste 40 000 €. Tout ce qui dépasse sera taxé.
Ce mécanisme porte un nom : le rappel fiscal. La fenêtre, c'est 15 ans. Toute donation reçue dans cette période est remise dans la balance au moment de la succession. Passé 15 ans ? L'ardoise s'efface. L'abattement repart à zéro, comme neuf. C'est pour ça que les notaires insistent autant sur l'anticipation. Donner tôt, c'est pouvoir donner une deuxième fois dans une vie. Voire une troisième.
Les 15 ans se décomptent date à date, depuis l'acte de donation (pas depuis le versement effectif). Si votre père vous a fait une donation le 3 mars 2011 et qu'il décède le 4 mars 2026, les 60 000 € sont rappelés. S'il décède le 2 mars 2026, ils ne le sont plus. Un jour de différence, quelques milliers d'euros d'écart.
Si vous pensez avoir entendu parler d'un abattement à 150 000 €, vous ne rêvez pas. Ce montant a bel et bien existé. Pas longtemps, mais il a existé.
La loi TEPA du 21 août 2007, sous Sarkozy, avait fait passer l'abattement en ligne directe de 50 000 à 150 000 €. Triplé d'un coup. Le montant a même grimpé jusqu'à 159 325 € avec les revalorisations annuelles de 2011. Puis Hollande est arrivé. Résultat : retour à 100 000 € d'abattement. Et comme si ça ne suffisait pas, le délai de rappel fiscal a été allongé de 10 à 15 ans dans le même texte. Deux reculs en une seule loi.
Depuis ? Rien n'a changé. Macron a promis en 2022 de remonter à 150 000 €. La députée Béatrice Descamps a déposé un amendement dans ce sens en 2023. D'autres parlementaires ont tenté le coup depuis. Résultat : zéro.
La raison tient en deux mots : coût budgétaire. L'Institut Montaigne a chiffré la facture : environ 1 milliard d'euros par an, rien que pour le passage de 100 000 à 150 000 € en ligne directe. Avec les déficits actuels, ça refroidit vite les ardeurs des ministres des Finances successifs.
Il y a aussi un argument politique moins visible. Selon une étude de France Stratégie (2017), 80 % des successions ne génèrent déjà aucun droit avec l'abattement actuel. Relever le plafond profiterait surtout aux 20 % restants, c'est-à-dire les patrimoines les plus élevés. Pas le genre de mesure qui passe facilement dans l'opinion.
Bref, en 2026, c'est toujours 100 000 €. Et rien au calendrier parlementaire ne laisse entrevoir un changement.
Bon, les chiffres. L'abattement de 100 000 € concerne les enfants en ligne directe, mais chaque lien de parenté a son propre montant. Et les écarts entre les différentes situations sont parfois violents.
| Lien avec le défunt | Abattement | Barème applicable |
|---|---|---|
| Conjoint marié | Exonération totale | 0 % (aucun droit) |
| Partenaire de PACS | Exonération totale | 0 % (mais testament obligatoire) |
| Enfant | 100 000 € | 5 % à 45 % (progressif) |
| Petit-enfant (succession) | 1 594 € | 5 % à 45 % (progressif) |
| Petit-enfant (donation) | 31 865 € | 5 % à 45 % (progressif) |
| Frère ou sœur | 15 932 € | 35 % puis 45 % |
| Neveu ou nièce | 7 967 € | 55 % (taux unique) |
| Personne handicapée | 159 325 € (cumulable) | Selon lien de parenté |
| Autre héritier (dont concubin) | 1 594 € | 60 % (taux unique) |
Le conjoint marié ne paie rien. Zéro droit de succession, quel que soit le montant. Pareil pour le partenaire de PACS. Ça date de 2007 et personne n'a jamais sérieusement proposé de revenir dessus.
Par contre (et c'est là que beaucoup tombent des nues), votre partenaire de PACS n'hérite de rien. Pas un centime. Sauf s'il y a un testament. L'exonération fiscale, c'est une chose. Le droit de recevoir effectivement un héritage, c'est une tout autre affaire. Vous pouvez être exonéré d'un impôt... sur un héritage que vous ne toucherez jamais. Si vous êtes pacsé sans testament, allez lire notre guide sur le testament et le PACS. Sérieusement, faites-le.
Le concubin, lui ? Aucune exonération. S'il est désigné légataire par testament, il paie 60 % après un abattement de 1 594 €. Sur 150 000 € transmis, ça donne environ 89 000 € d'impôt. On lit bien : quatre-vingt-neuf mille euros. La même taxation qu'un parfait inconnu.
L'abattement de 100 000 € par enfant, on en a parlé. Rien de surprenant. En revanche, pour les petits-enfants, il y a un détail qui en surprend plus d'un.
En donation (du vivant du grand-parent), le petit-enfant bénéficie de 31 865 €. Correct. Mais en succession (au décès du grand-parent), l'abattement tombe à 1 594 €. Oui, vous avez bien lu. On passe de presque 32 000 € à moins de 1 600 €. La différence donne le vertige, et c'est exactement pour ça qu'un grand-parent qui veut aider ses petits-enfants a tout intérêt à le faire de son vivant. Attendre la succession, c'est perdre 30 000 € d'abattement. Comme ça. Purement par inaction.
Petit point sur l'adoption. En adoption plénière, aucune différence avec un enfant biologique : même abattement, même barème. L'adoption simple, c'est une autre paire de manches. Le fisc applique le régime « tiers » (60 % après 1 594 €, autant dire la douche froide). Il y a toutefois une exception : si le parent adoptant a élevé l'enfant au moins 5 ans, on retombe sur le barème en ligne directe.
L'abattement entre frères et sœurs est de 15 932 €. Après ça, le barème ne fait pas de cadeau : 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 %. Pour les neveux et nièces, c'est encore plus sec. 7 967 € d'abattement et un taux unique de 55 %. Hériter d'un oncle, fiscalement, ça pique.
Un point pour les familles recomposées : un amendement au PLF 2026 a relevé l'abattement pour les beaux-enfants (enfants du conjoint ou partenaire de PACS) de 1 594 à 15 932 €, à condition que le beau-parent ait contribué à l'éducation de l'enfant. C'est récent, et les conditions précises restent à valider avec un notaire au cas par cas.
159 325 €. C'est l'abattement supplémentaire pour les personnes en situation de handicap. Et il se cumule avec celui lié au degré de parenté. Un enfant handicapé bénéficie donc de 100 000 + 159 325 = 259 325 € d'abattement total.
La condition ? Être dans l'impossibilité de travailler dans des conditions normales ou de suivre une formation professionnelle, en raison d'une infirmité physique ou mentale. C'est l'administration fiscale qui apprécie, au cas par cas. Pas besoin de carte d'invalidité en soi, mais les justificatifs médicaux solides changent tout quand on arrive devant le contrôleur.
Prenons le cas le plus classique. Un enfant qui hérite de 150 000 € d'un de ses parents. Aucune donation reçue dans les 15 dernières années.
L'abattement de 100 000 € s'applique. Il reste 50 000 € à passer au barème progressif :
| Tranche | Montant taxable | Taux | Droits |
|---|---|---|---|
| 0 à 8 072 € | 8 072 € | 5 % | 403,60 € |
| 8 072 à 12 109 € | 4 037 € | 10 % | 403,70 € |
| 12 109 à 15 932 € | 3 823 € | 15 % | 573,45 € |
| 15 932 à 50 000 € | 34 068 € | 20 % | 6 813,60 € |
| **Total** | **50 000 €** | **8 194,35 €** |
Huit mille cent quatre-vingt-quatorze euros. Sur un héritage de 150 000 €, ça représente environ 5,5 %. Pas la saignée que certains imaginent, mais pas rien non plus quand il faut sortir la somme en quelques mois.
Si l'abattement avait été relevé à 150 000 € comme promis ? Zéro euro. Rien du tout. Voilà les 8 194 € qui séparent la promesse de la réalité.
Et avec une succession un peu plus lourde ? Disons 300 000 € par enfant (une résidence principale en banlieue parisienne plus un peu d'épargne, rien d'extravagant). Après abattement, la base taxable passe à 200 000 €. Les droits grimpent à environ 38 194 €. Là, on parle de sommes qui obligent parfois à vendre le bien familial pour régler la facture. Le fisc, lui, n'attend pas.
Si vous ne pouvez pas régler les droits en une fois, vous pouvez demander un paiement fractionné (en 3 versements sur 1 an) ou différé (si vous héritez d'un bien en nue-propriété). Le différé peut aller jusqu'au décès de l'usufruitier. Pensez à en parler au notaire dès l'ouverture de la succession.
Les 100 000 €, c'est la base. Mais le droit français met à disposition quelques mécanismes qui permettent d'aller nettement plus loin. Rien d'exotique, rien de borderline. Des outils prévus par le Code civil et le CGI, que n'importe quel notaire compétent connaît.
Le principe est d'une simplicité redoutable. Vous donnez de votre vivant à vos enfants, en utilisant l'abattement de 100 000 €. Quinze ans plus tard, l'abattement se reconstitue. Vous pouvez donner à nouveau. Et ainsi de suite.
Prenez un parent de 55 ans qui donne 100 000 € à chacun de ses deux enfants aujourd'hui. S'il est encore là à 70 ans, il peut redonner 100 000 € à chacun. Puis à 85 ans, même chose. Trois cycles dans une vie : 300 000 € transmis par parent et par enfant, sans un euro de droits. Pour un couple ? On monte à 600 000 € par enfant. Six cent mille euros. En toute légalité.
Il y a aussi le don familial de sommes d'argent (article 790 G du CGI, pour les curieux) : 31 865 € supplémentaires en exonération, tant que le donateur a moins de 80 ans et que le bénéficiaire est majeur. Ce plafond se cumule avec l'abattement de 100 000 € et se reconstitue lui aussi tous les 15 ans.
Pour creuser le sujet de la transmission anticipée, notre guide sur l'organisation de sa succession de son vivant détaille chaque étape.
L'assurance-vie ne fonctionne pas comme un produit d'épargne classique. Sur le plan successoral, elle joue dans une catégorie à part. Et ça change beaucoup de choses.
Pour les primes versées avant vos 70 ans, chaque bénéficiaire désigné au contrat profite d'un abattement de 152 500 €. Cent cinquante-deux mille cinq cents euros. Ce montant n'a rien à voir avec l'abattement successoral de 100 000 € : les deux coexistent, les deux se cumulent. Un enfant peut donc recevoir 100 000 € par la succession classique et 152 500 € par l'assurance-vie, soit 252 500 € sans droits. Pour un couple, on double. Le calcul donne le tournis (dans le bon sens, pour une fois).
Après 70 ans, le régime change. L'abattement tombe à 30 500 €, partagé entre tous les bénéficiaires cette fois (pas par bénéficiaire). Mais les intérêts générés par le capital restent exonérés. Si le contrat a eu vingt ans pour fructifier, la part d'intérêts peut être conséquente.
Un conseil au passage : vérifiez la clause bénéficiaire de vos contrats. Beaucoup de gens ont souscrit il y a vingt ans sans jamais y retoucher. L'ex-conjoint est encore désigné. Ou bien c'est la clause par défaut « mes héritiers » qui s'applique, sans que personne ne sache vraiment ce que ça couvre. Cinq minutes de lecture, un avenant si besoin. C'est tout.
Le démembrement, c'est l'arme préférée des notaires quand le patrimoine familial est surtout immobilier. Vous donnez la nue-propriété de votre bien à vos enfants et vous gardez l'usufruit. Concrètement, vous continuez à y vivre (ou à percevoir les loyers si le bien est loué). Le jour de votre décès, l'usufruit s'éteint tout seul. Vos enfants deviennent propriétaires à part entière. Sans droits supplémentaires.
L'avantage fiscal tient en deux points. Le premier : la nue-propriété vaut moins que la pleine propriété (logique, puisque l'usufruitier occupe le bien). Le fisc utilise un barème qui dépend de votre âge au moment où vous donnez. Plus vous êtes jeune, plus la nue-propriété est « décotée » (logique : l'usufruit que vous gardez vaut cher si vous avez encore trente ans devant vous). À 60 ans, la nue-propriété vaut la moitié de la valeur du bien. Concrètement : un appartement à 300 000 € ? Vous ne donnez que 150 000 € aux yeux du fisc. Retranchez l'abattement de 100 000 € et il ne reste que 50 000 € taxables.
Le second avantage est encore plus intéressant. Quand l'usufruit s'éteint au décès, la pleine propriété se reconstitue automatiquement dans les mains des enfants. Sans aucun droit de succession. Zéro. C'est prévu par la loi (article 1133 du CGI, pour ceux qui veulent vérifier).
Pour y voir plus clair sur votre patrimoine avant de décider quoi transmettre, notre guide sur l'inventaire patrimonial peut être un bon point de départ.
Un bonus à date, valable jusqu'au 31 décembre 2026. La loi de finances du 14 février 2025 a créé une exonération supplémentaire pour les dons de sommes d'argent destinés à l'achat d'un logement neuf (ou en VEFA) ou à des travaux de rénovation énergétique.
Plafond : 100 000 € par donateur. Et 300 000 € maximum par bénéficiaire, tous donateurs confondus. Le tout se cumule avec les abattements classiques.
En théorie, si vos parents et vos quatre grands-parents jouent le jeu, vous pouvez recevoir jusqu'à 300 000 € supplémentaires pour devenir propriétaire. En plus de tout le reste. On est bien dans l'administration française, où il faut un tableur Excel et un bon notaire pour comprendre ce à quoi on a droit...
Le rappel fiscal mal anticipé, c'est le piège numéro un. Vous avez reçu 80 000 € de votre mère il y a 12 ans. Elle décède. Vous pensez disposer de 100 000 € d'abattement ? Non. Il en reste 20 000 €. Si votre part de succession est de 150 000 €, vous serez taxé sur 130 000 € au lieu de 50 000 €. La différence en droits : environ 18 000 € de plus. Et le fisc ne prévient pas. C'est à vous (ou à votre notaire) de faire le calcul. Personne ne vous enverra de courrier gentil pour vous rappeler ce que vous devez.
Autre classique : l'assurance-vie pas mise à jour. Le contrat désigne « mon conjoint ». Vous avez divorcé il y a cinq ans, vous vous êtes remarié depuis. Devinez qui touche le capital au décès ? Votre ex. Le remariage ne modifie rien automatiquement. Il faut un avenant. Dix minutes. Dix minutes de paperasse qui peuvent épargner des dizaines de milliers d'euros mal dirigés.
Les présents d'usage requalifiés, c'est plus sournois. Vous offrez 15 000 € à votre petit-fils pour ses 25 ans ? Si la somme est disproportionnée par rapport à vos revenus, le fisc peut décider que ce n'était pas un « cadeau » mais une donation déguisée. Avec rappel fiscal à la clé. La frontière entre cadeau et donation, en pratique, est floue. Et l'administration a une fâcheuse tendance à la tracer là où ça l'arrange.
Dernier piège, et pas des moindres. La déclaration de succession doit être déposée dans les 6 mois suivant le décès. Passé ce délai ? Des intérêts de retard de 0,40 % par mois (4,80 % par an, c'est du crédit revolving version fiscale), plus des majorations qui peuvent grimper jusqu'à 40 % si l'administration considère le retard comme volontaire. L'horloge démarre au lendemain du décès. Pas au moment où vous trouvez enfin un notaire disponible.
Si un décès survient dans votre entourage, notre guide des démarches après décès liste tout ce qu'il faut faire, dans quel ordre, avec les délais à respecter.
L'abattement de 150 000 €, c'est fini depuis 2012. On en est à 100 000 € par enfant, par parent. C'est la réalité de 2026 et aucun projet de loi en cours ne prévoit d'y toucher.
Mais ce chiffre n'est pas une fatalité. Les donations de son vivant se renouvellent tous les 15 ans (ce qui veut dire qu'un couple de 50 ans a potentiellement deux ou trois cycles devant lui). L'assurance-vie, elle, fonctionne sur un circuit complètement séparé avec ses 152 500 € par bénéficiaire. Le démembrement permet de réduire la base taxable de moitié si vous vous y prenez assez tôt. Et l'exonération temporaire pour l'immobilier neuf rajoute encore une couche, jusqu'à fin 2026.
Le vrai danger, au fond, ce n'est pas le barème fiscal. C'est l'inaction. Parce que le compteur des 15 ans ne tourne que si on l'a enclenché. Un couple de 50 ans qui commence à transmettre aujourd'hui aura le temps de renouveler l'opération au moins deux fois. Le même couple à 65 ans n'aura qu'un seul cycle. Chaque année qui passe sans rien faire, c'est de l'abattement gaspillé. Et ça, c'est le seul piège qu'on peut encore éviter.